
Depuis environ cinq ans, la compagnie australienne
Reino propose aux municipalités et aux institutions qui possèdent des terrains de stationnement un système de gestion du paiement qui risque de reléguer nos bons vieux parcos aux oubliettes.
Tout comme certains systèmes qu’on peut voir ici, le
Multibay Meter permet de couvrir plusieurs emplacements (jusqu’à dix) avec un seul appareil, réduisant considérablement l’encombrement des trottoirs (jusqu’à 75%) ainsi que le coût des infrastructures. Il n’utilise pas de reçu à insérer sous le pare-brise ou à conserver mais plutôt un numéro d’emplacement pour assurer le suivi des fautifs, ce qui permet aux automobilistes de payer et de partir sans retourner à leur véhicule. Ceci évite d’avoir à intégrer une imprimante dont le mécanisme est synonyme de bris fréquents et atténue l’impact environmental de l’utilisation du papier thermique.
Le parcomètre stéroïdé du pays des kangourous présente plusieurs caractéristiques qui le distingue des horodateurs de première génération. D’abord, il accepte différents modes de paiement : comptant, carte de crédit, carte à puce et même téléphone cellulaire… Imaginez! Vous êtes dans un
meeting qui s’éternise et en quelques secondes, grâce à un simple appel, vous évitez la #@%*! de contravention habituelle.
Mais la magie du sans fil ne joue pas seulement en votre faveur. Dans le confort de son véhicule de patrouille, le responsable des #@%*!… vous savez qui, peut effectuer un relevé à distance des délinquants et ne s’arrêter que pour délivrer son fâcheux bout de papier seulement à ceux qui le méritent. Résultat : moins de temps perdu à vérifier des véhicules qui ne mérite pas de P.V., accroîssement de la productivité, plus de contraventions, plus de revenus pour la ville et un maire heureux (comme si ça ne prenait que ça).
Même les employés municipaux ne sont pas à l’abri de l’œil omniscient du
Multibay Meter. En effet, chaque appareil est relié via LAN (
Local Area Network) à un réseau de communication sophistiqué permettant une vérification constante des transactions et ce indépendament des préposés à la collecte de fonds. On élimine ainsi les risques de fraude.
De plus, le fait de brancher tout son réseau de parcos technos permet aux administrateurs de détecter à distance les erreurs ou les pannes de sytèmes, les tentatives de vandalisme, etc. Finalement, la tarification et les périodes d’utilisation des appareils peuvent être programmées de manière centralisée avec une rapidité incomparable et des économies substentielles.
Des changements aussi drastiques s’accompagnent parfois de certaines réticences. À preuve, cette
levée de bouclier à Santa Monica en Californie où les cyclistes manifestent leur mécontentement face à la disparition d’une douzaine de places pour barrer leurs vélos; la base des nouveaux appareils étant trop volumineuse pour y attacher un cadenas.
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Wired
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