Attention : ceci n’est pas une légère lecture d’été.
Attention : ceci n’est pas une légère lecture d’été.
C’est un roman dur. Très dur. Mais qu’il faut lire.
Alors qu’une équipe québécoise accomplit cet été l’exploit de tourner l’adaptation du roman au Rwanda, je vous propose l’œuvre originale du journaliste Gil Courtemanche.
Un dimanche à la piscine à Kigali relate l’histoire à demi fictive d’un journaliste québécois qui trouve l’amour, contre toute attente, en plein cœur du génocide rwandais de 1994. Quelques personnages sont vrais, les atrocités, elles, le sont toutes. Le Monde diplomatique a écrit au sujet du livre : «Avec une lame à la place du stylo, Courtemanche nous restitue l’horreur sexuelle, l’animalité insoupçonnée des Blancs comme des Noirs qui, pendant la guerre, choisissent de vivre avec la mort, le sida en prime».
À surveiller :
Le film, réalisé par Robert Favreau et mettant en vedette Luc Picard, devrait prendre l’affiche en mai 2006.
On sait déjà que le film sera plus romancé : on y présente un «héros» plus idéaliste que pessimiste, plus jeune et actif que cynique, question de ne pas sortir de la salle de cinéma complètement bouleversé.
UN DIMANCHE À LA PISCINE À KIGALI
Gil Courtemanche
Les Éditions du Boréal, 2000, 283 pages